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Les résultats d'une étude* menée par Andersen, en partenariat avec i-KM et Valoris

COMMUNIQUE

Paris, le 6 septembre 2001

 

LA GESTION DES CONNAISSANCES

(Knowledge Management) 

Le KM à l'épreuve du réalisme opérationnel

 

Dans le cadre du KM Forum 2001, 4ème Symposium International de la Gestion des Connaissances organisé par le Groupe MM, une enquête menée par Andersen, en partenariat avec i-KM et Valoris fait le point sur les enjeux et pratiques de la gestion des connaissances dans les entreprises françaises.  

Plusieurs nouvelles tendances se dégagent de ce baromètre du Knowledge Management mis en place depuis 3 ans : 

  • De plus en plus, ce sont les responsables opérationnels qui prennent en main les projets KM, les considérant comme un moyen de soutenir leur activité et d’atteindre leurs objectifs propres.

  • L'entreprise reconnaît le besoin, toujours mal maîtrisé mais essentiel à terme, de l'évaluation des gains et retours sur investissement.

  • Le KM se recentre sur les savoirs et expertises métiers de l'entreprise.

  • Le rapprochement du KM et de l'e-learning, prédit par les experts dans la perspective d'une gestion cohérente des savoirs et compétences, tarde à se traduire dans les faits.

 

Une gestion des connaissances au service des opérationnel

Si les entreprises interrogées affirment que le KM reste une nécessité stratégique (70% le considèrent comme "important" ou "très important"), la perspective opérationnelle se confirme comme la première préoccupation déclarée, avec plus de 87% des réponses, renforçant la tendance apparue l'année dernière.

Les opérationnels semblent avoir pris en main une partie de l'avenir du KM dans l'entreprise, comme tend à le montrer l'analyse des facteurs déclenchant ces projets. La première raison évoquée par plus de 65% des entreprises interrogées est en effet l'action et le support d'un responsable opérationnel motivé, l'impulsion ou la validation de la Direction Générale demeurant toujours un élément-clé (pour 52% des répondants).

En outre, une fois le projet lancé, si la volonté stratégique à long terme demeure un facteur essentiel de succès (pour 65% des répondants), la seconde condition de réussite durable reste bien la présence d’enjeux opérationnels réellement mobilisateurs (pour 48% des répondants).

Dans cette même logique de réalisme, le périmètre le plus pertinent est celui du projet transversal sur un domaine opérationnel limité (48% des cas), plutôt qu'un projet global à l'ensemble de l'entreprise (30% des cas). Une évolution notable par rapport aux résultats de l'année dernière (respectivement 32% et 40% en 2000).

 

 Une évaluation nécessaire mais toujours délicate des retours sur investissement

Au-delà des discours et des pronostics enthousiastes des deux dernières années, les retours d'expérience sur la durée amènent les entreprises à cerner avec plus de réalisme les impacts et avantages du KM. Si les gains de rentabilité estimés restent importants pour les responsables s'étant exprimés sur le sujet (entre 10% et 20% pour plus de 62% des répondants, voire plus de 20% pour 25% d'entre eux), 65% des entreprises interrogées avouent clairement leurs difficultés à mesurer et valoriser ces gains.

La mise en place d'indicateurs pertinents est un enjeu clair mais s'avère peu systématisée. Le suivi d'indicateurs projet (nombre de consultations/contributions, fréquence de mise à jour, volumes, ...) est de plus en plus courant (61% des cas). En revanche, les indicateurs opérationnels métier spécifiques ont toujours du mal à être définis et mis en place (26% des cas). Ceci ne doit pas masquer les actions innovantes d'entreprises pionnières dont les tentatives sont certainement aujourd'hui les meilleurs laboratoires pour favoriser à terme l'émergence de pratiques plus largement répandues.

 

Un recentrage sur les enjeux internes de l'entreprise

La connaissance des attentes clients et de l'environnement concurrentiel reste importante pour plus de 70% des répondants. On est loin cependant des 95% exprimés l’an dernier, au plus fort de l'engouement pour les logiques de CRM.

Les priorités tendent à se recentrer autour des enjeux internes à l'organisation, domaines d'intervention historiques du KM. On note ainsi l'attention portée en premier lieu au développement des compétences (96%), à la capitalisation et au développement des "meilleures pratiques" par métier (91%). L'enjeu culturel de transformation des comportements n'est en outre pas oublié : l'importance accordée à la mise en place d'une logique de partage et de travail collaboratif (91%) ainsi qu'à une dynamique de changement et d'amélioration (87%) le démontre.

Un projet complet et cohérent de transformation d'entreprise

 Les entreprises mesurent mieux l'impact des projets KM sur leur organisation, à la lumière certainement des difficultés rencontrées lors de mises en place opérationnelles. Ainsi l'année dernière, les enjeux culturels et organisationnels étaient considérés comme prioritaires et fortement mis en avant. Aujourd'hui, pour réussir, un projet KM est avant tout perçu comme devant apporter une solution équilibrée embrassant l'ensemble des problématiques liées à la mise en place de tels dispositifs : stratégie, organisation, contenus, outils et culture, chacun de ces thèmes étant considéré par plus de 90% des répondants comme "important" ou "très important".

KM et e-learning : des projets encore assez indépendants

 Le rapprochement du KM et de l'e-learning, prédit par les experts dans la perspective d'une gestion cohérente des savoirs et compétences au sein des entreprises, tarde à se traduire dans les faits. Pour 61% des répondants les projets e-learning restent encore assez indépendants des initiatives KM en cours, même si 35% des entreprises considèrent l'e-learning comme un premier pas concret, voire un levier important vers la gestion des connaissances.

Peut-être faudra-t-il attendre que la mise en place initiale des dispositifs d'e-learning, sur laquelle se concentrent actuellement nombre d'organisations, soit suffisamment avancée et mature pour envisager une mise à disposition plus systématique et personnalisée auprès des communautés spécifiques de l'entreprise.

En conclusion, on observe cette année une tendance à favoriser des projets KM dont les ambitions et les attentes restent fortes mais sont désormais plus ciblées et opérationnelles. En outre, les entreprises mesurent mieux l'impact réel de tels dispositifs sur la transformation de leur organisation. Ce réalisme et cette maturité, acquis sur le terrain des premières expériences, semblent de bon augure pour l'avenir.

 

Contacts Presse :

 

ANDERSEN

Service de Presse : Christine d’Argentré

01 55 61 33 44

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Agence Trimédia : Claire Loones

01 47 42 96 38

 

I-KM

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06 07 76 05 59

rcollin@i-km.com

 

VALORIS

Agence H&B Communication : Claire Flin 

01 47 04 10 25 

c.flin@hbcommunication.fr

 

* Enquête menée par Andersen, en partenariat avec i-KM et Valoris en juillet & août  2001 auprès de 450 grandes entreprises françaises. Les résultats s'appuient sur 68 réponses.