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Les séminaires et accompagnements iKM au storytelling The Springboard: How Storytelling Ignites Action Knowledge Era Organizations - Steve Denning - Butterworth Heinemann - 2000 L E TREMPLIN :COMMENT " LES CONTES ET NARRATIONS" EMFLAMMENT L’ACTION DANS LES ORGANISATIONS BASéES SUR LA CONNAISSANCEUn commentaire du livre de Steve Denning par Danièle Chauvel Steve Denning nous invite avec complicité à entrer dans son univers quotidien, celui de la grande Banque Mondiale. Intuitivement, on approche la mission de cet organisme complexe et hierarchique à vocation mondiale d?aide à la pauvreté aux travers de transactions financières. Avec bonhommie et détermination, Steve nous fait suivre la réflexion, le cheminement, l'apprentissage personnel et collectif et le travail de conviction que lui, en tant que pionnier du changement organisationnel au travers du KM, va entreprendre et disséminer avec douceur et vigueur dans cette complexe administration, en la prévenant du risque apparent d'altérer le sérieux de sa mission première . En partageant ses rencontres, ses déjeuners, ses hésitations, il amène le lecteur à découvrir comment le Knowledge Management est entré dans ce grand building, par un souci de faire mieux que gèrer l'information, de donner sa valeur à la connaissance en portant l?attention là où elle réside et se crée: il découvre et fait valoir la richesse des petites anecdotes, ou narrations avec leur poids créatif et instructif: l'histoire d'un infirmier dans un village perdu de Zambie qui cherchait à trouver un traitement de la malaria et qui, au hasard d'une recherche sur internet, a trouvé la réponse adéquate, lui provenant de l'autre coté du monde. L'information est nécéssaire, mais la connaisance est signifiante et mène à l'action, si située, partagée, diffusée, organisée pour réutilisation. Nonaka définit la connaissance comme de l'information en situation, en contexte continuellement mouvant. Deux dimensions essentielles sont requises, l'espace et le temps. Pas de prescriptions oratoires ni discours incantatoires, mais une simple invitation, propagée à tous les échelons avec conviction et foi, à entrer dans le jeu de l'échange en partageant la leçon de petites anecdotes: la petite histoire a pris son envol. Lyotard (1984) avait déjà rejeté les "metanarratives" ou grandes théories qui ont perdu consistance dans le postmodernisme où l'unité de vie et de connaissance devient "l'habitat", (Z. Bauman, 1992) , avec son individualité et son ensemble de règles. Les petites "narratives" apprennent et expriment "l'habitat". Cette "technique douce" à prendre au sens original du mot, teckne l'outil ? peut nous faire souvenir de certaines traditions populaires où le conte a forgé l'histoire et l'identité régionale. Steve nous entraîne dans le laborieux et passionant challenge du partage de la connaissance, en incitant la création de ces narrations. Ces contes ont leur propres règles et exigences, et s'articulent sur l'impératif d'interaction, - les Postmodernistes diraient "intertextualité - , le narrateur et le spectateur ont un rôle interactif et c'est de cette jointe dynamique que la connaissance va se transmettre. L'invitation est chaleureuse, laissons nous entrainer dans l'histoire et dans le partage. Danièle Chauvel |
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